Vous pensiez tout savoir sur Jacques et Thomas Dutronc ? Accrochez-vous : derrière les volets de leur maison corse se cachent bien plus que des cigares et quelques souvenirs de tournée. Quand le duo père-fils ouvre la porte de sa demeure de Monticello, c’est tout un pan de leur intimité qui s’invite dans le salon… et que le grand public découvre, entre tendresse, humour et un brin de nostalgie.
Un nid douillet perché, garé à vie… grâce à Françoise Hardy !
La maison familiale des Dutronc trône fièrement sur les hauteurs du petit village corse de Monticello. C’est là que Jacques Dutronc a posé ses valises (et, semble-t-il, ses talents de conducteur) en 1966. Souvenir d’un premier contact mémorable, il confiait non sans ironie : « C’est une maison que Françoise a fait construire en 1966. Je suis arrivé ici et je me suis trouvé bien garé, j’ai dit : ‘je garde la place’, quoi. » On s’imagine la scène : un chanteur, une clope (ou plutôt un cigare) à la main, admirant la méditerranée et remerciant le destin – et un peu Françoise Hardy – pour ce coin de paradis.
La vue depuis la maison ? À couper le souffle ! Jacques y savoure de précieux instants, loin de l’agitation de la capitale, fumant son cigare tout en contemplant la mer. Rien d’étonnant à ce qu’il s’y ressource, entre nature et brise marine…
Monticello : souvenirs d’une enfance « à l’ancienne »
Le Monticello de Thomas, ce n’est pas exactement la jet-set… Mais plutôt le charme d’un village corse où le temps semblait suspendu :
- Très peu de touristes à l’époque selon Thomas ;
- « Il n’y avait rien, il y avait le village à l’ancienne », se souvient-il avec affection ;
- Et son père d’ajouter malicieusement : « Et puis, il n’y avait pas de bar. »
Ce décor authentique fut le théâtre de mille anecdotes. L’interprète de J’aime les filles se rappelle ces moments où Thomas, encore enfant, s’aventurait jusqu’au bar du village. Mais attention, pas pour une tournée de pastis, mais plutôt pour entraîner son père à la maison… ou faire l’inventaire de jouets débloqués grâce à un crédit ouvert chez le marchand local. « Il revenait avec des montagnes de jouets » raconte Jacques, qui n’oublie pas les remontrances de sa belle-famille à l’approche plus économe. On devine que ces souvenirs valent, au fil du temps, tout l’or du monde.
Entre père et fils : une complicité sur scène et dans la vie
C’est dans cette maison chargée d’histoire que Thomas et Jacques décidèrent de répéter pour leur album commun, avant de le présenter au public. Un choix du cœur : cet endroit, proche de l’Île-Rousse, concentre à la fois le calme, la beauté, et une immense valeur sentimentale pour la famille.
Mais quitter sa maison, même pour la bonne cause, n’était pas une évidence pour Jacques Dutronc. Heureusement, son fils a su trouver les mots pour l’embarquer – littéralement ! « C’est un bonheur vertigineux de se retrouver sur scène avec son papa que j’ai toujours admiré et aimé », confiait Thomas. Les embûches sur la route n’ont pas manqué : climatisation en panne à deux reprises, chaleur caniculaire, et même accident de voiture… De quoi donner quelques sueurs froides, mais aussi rappeler la solidité (et l’humour !) du père :
- Complicité père-fils ;
- Moments de partage, surmontant les imprévus de la tournée ;
- Joie pour Thomas de retrouver son idole… à la maison et sur scène.
Thomas avoue s’être senti un peu coupable face à ces aléas, mais la force de la nature qu’est Jacques Dutronc a tenu bon.
Une histoire d’amour et de souvenirs pour Françoise Hardy
Au-delà de l’expérience scénique, cette tournée commune était teintée d’affection filiale… et d’un hommage tout particulier à Françoise Hardy. Jacques Dutronc le confie, ému : « Je le fais avec Thomas, mais c’est surtout pour elle (Françoise Hardy) tout ça. Je crois que ça la rend heureuse. » Touchant clin d’œil à leur histoire, mais aussi au vide laissé par la disparition de la chanteuse, emportée par la maladie. Sa mémoire reste présente dans chaque pierre de la maison, dans chaque note chantée à deux.
En refermant la porte sur cette demeure corse, impossible de ne pas sourire en pensant aux trésors cachés des Dutronc. Pas de secrets extravagants, plutôt une collection de souvenirs, d’amour et de rires qui font de leur maison autre chose qu’un simple toit : un véritable refuge d’émotions.

Amoureux des routes de campagne et des villages oubliés, je parcours la France à la recherche de ces lieux qui racontent une histoire. Entre deux escapades, j’aime transformer mon intérieur avec les trouvailles et inspirations glanées au fil de mes voyages. Sur Chemin des Anges, je partage mes coups de cœur et mes découvertes pour vous donner envie de partir et d’embellir votre chez-vous.






