Spotlight sur Tanger : non, il ne s’agit pas d’un nouveau roman d’espionnage mais bien de l’incroyable villa ayant appartenu à Bernard-Henri Lévy, qui, au détour d’une falaise, cachait un secret aussi étonnant qu’un double fond de bibliothèque ! Retour sur une résidence qui plane toujours dans l’imaginaire, mélange de prestige et de démesure, à l’image de son propriétaire à la fois philosophe et grand amateur de demeures d’exception.
Bernard-Henri Lévy, un homme de lettres… et de clés !
Bernard-Henri Lévy – souvent surnommé BHL, pour les intimes et les raccourcis de titres – occupe sans conteste une place à part dans le paysage intellectuel français. Oui, c’est aussi le mari de la célèbre Arielle Dombasle, mais il ne faut pas réduire son identité à cette romance, même si le couple fait souvent la une. À 76 ans (et pas une ride sur sa soif d’engagement), il n’hésite jamais à porter son savoir aux quatre coins du globe.
Parmi ses récentes actualités, BHL devait participer à une conférence sur l’antisémitisme en Israël, prévue pour le 26 mars. Finalement, coup de théâtre : il a annoncé son retrait en raison de la participation de Jordan Bardella et Marion Maréchal au même événement. Comme quoi, même à 76 ans, on garde le droit de dire « non merci ».
Mais qui dit engagement, dit aussi goût pour la dolce vita. Et BHL, ce n’est pas qu’un cerveau, c’est aussi un amateur patenté de belles pierres…
Une collection de demeures pas tout à fait ordinaire
Entre hôtels particuliers à Paris, appartements à New York et villas méditerranéennes, l’homme a de quoi perdre ses chaussettes en changeant de maison chaque semaine.
“Je vis une partie de mon temps à Paris, une partie à New York, une dernière partie à Marrakech. Mais j’ai trop de maisons à travers le monde. Et, hélas, l’année ne dure que 52 semaines.” avouait-il à Bloomberg. Il faut bien se l’avouer, difficile de profiter d’autant de merveilles en si peu de temps !
À force de jongler avec ses adresses, BHL a dû se résoudre à se séparer d’une de ses pépites immobilières. Son choix s’est finalement arrêté, après mûre réflexion, sur une propriété vendue en 2017 : une villa magique, perchée à cinq minutes du centre-ville de Tanger, au Maroc.
Le joyau tangérois : “l’équivalent d’un Mondrian” sur falaise
Cette maison n’était pas juste belle, elle était spectaculaire. BHL la décrivait comme “un endroit magique”, trônant au sommet d’une falaise, juste en face de Gibraltar, pile à cet endroit où se croisent l’Atlantique et la Méditerranée. Pour les ambiances maritimes grandioses, on repassera rarement mieux !
Il avait acquis ce joyau en 2000. Coup de cœur immédiat, notamment en découvrant ses dimensions titanesques : la maison s’étendait tout de même sur plus de 6400 mètres carrés. Oui, vous avez bien lu. De quoi accueillir confortablement une équipe de foot et ses supporters…
Mais un espace d’une telle ampleur ne vaut son pesant que s’il porte une signature. L’homme de lettres s’est alors tourné vers la maîtresse de l’architecture intérieure, Andrée Putman, et lui a donné une consigne simplissime (et presque artistique) : réaliser l’équivalent d’un Mondrian. On imagine alors les lignes épurées, les couleurs audacieuses, et cette élégance moderne dont Putman avait le secret.
À l’intérieur, rien ne manque pour les amateurs de bien-être et de prestations haut de gamme :
- Un sauna pour se réchauffer après avoir contemplé le détroit frissonnant.
- Un salon extérieur où refaire le monde (ou surveiller ses voisins marins).
- Une piscine pour nager dans le luxe et la fraîcheur.
- Une salle de sport pour garder la forme après les repas marocains.
Petite précision : la villa était encore en vente pas plus tard qu’en novembre dernier. Amateurs de grandes largeurs, vous savez où tenter votre chance !
Pas une, mais deux perles marocaines pour BHL
L’histoire ne s’arrête pas là : cette villa tangéroise n’est pas la seule marocaine de l’écrivain. Bernard-Henri Lévy est clairement amoureux du pays, au point d’y multiplier les investissements. Quelques années avant Tanger, il s’était déjà installé à Marrakech, posant ses valises dans une résidence au cœur de la ville rouge.
Clou du spectacle : en 1988, BHL a fait main basse sur l’un des lieux les plus iconiques, le palais de la Zahia, autrefois propriété du monument du cinéma français, Alain Delon. Rien que ça ! Ce palais se situe d’ailleurs dans l’un des plus somptueux décors marocains.
En résumé : entre engagement intellectuel, goût pour l’architecture et amour du Maroc, Bernard-Henri Lévy n’a pas fini de nous étonner. Si vous cherchez un conseil : ne perdez jamais de vue la magie qui se cache derrière les portes closes, surtout lorsque l’étiquette porte le nom d’un philosophe globe-trotteur. Qui sait, peut-être croiserez-vous son ombre dans un salon extérieur, méditant devant la rencontre de deux mers ?

Amoureux des routes de campagne et des villages oubliés, je parcours la France à la recherche de ces lieux qui racontent une histoire. Entre deux escapades, j’aime transformer mon intérieur avec les trouvailles et inspirations glanées au fil de mes voyages. Sur Chemin des Anges, je partage mes coups de cœur et mes découvertes pour vous donner envie de partir et d’embellir votre chez-vous.






