“J’achète !” : la villa secrète d’Inès de la Fressange en Provence fascine

Un simple « J’achète ! » a suffi à faire basculer la vie d’Inès de la Fressange, icône de la mode et, accessoirement, amoureuse invétérée de la Provence. Mais, comme souvent sous le soleil, les histoires les plus lumineuses peuvent s’assombrir d’un revers judiciaire… Retour sur le coup de foudre (et ses conséquences) qui agite la Montagnette à Tarascon.

La Provence, fil rouge du cœur d’Inès de la Fressange

Elle est née dans le Var, et la Provence coule dans ses veines depuis toujours. Chaque été, Inès de la Fressange retrouve ses racines au cœur de la région, entre oliveraies, cyprès et cigales, évidemment. C’est à Tarascon, dans la Montagnette, qu’elle a posé ses valises et son mas provençal. Dès sa première visite, le charme a opéré : « En arrivant, je me suis écriée : “J’achète !” », confie-t-elle. Difficile, effectivement, de résister à l’atmosphère particulière de cette vallée où la nature invite au repos et à la création.

Un art de vivre à sa (belle) façon

Inès ne se contente pas d’habiter la Provence, elle y insuffle son style, fidèle à son double ADN de modeuse et de décoratrice. Son intérieur, pensé en collaboration avec l’architecte Marcelo Joulia, respire la simplicité élégante :

  • Espaces généreusement ouverts pour laisser circuler la lumière et les inspirations.
  • Murs blanchis, sobriété et chaleur en parfaite harmonie.
  • Détail qui tue (façon Inès) : meubles chinés, tissus rayés et céramiques locales, récoltés lors de brocantes ou même sur Internet – le chic, c’est aussi le mélange.
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Elle aime marier l’ancien et le contemporain, réinventant sa déco comme on compose une tenue. « Pour moi, déco et mode ont beaucoup en commun », affirme-t-elle avec une conviction toute artistique. Chaque pièce devient une sorte de refuge, idéal pour lire, rêver ou recevoir.

La face cachée de la « stratégie du permis provençal »

Mais même en Provence, la passion a parfois des relents d’administration. L’idylle s’est malheureusement obscurcie du côté du cadastre : une annexe de 100 m², construite sans permis sur ce terrain classé d’intérêt écologique, floristique et faunistique, vient tout gâcher. Après moult rebondissements, la cour d’appel d’Aix‑en‑Provence a confirmé l’ordonnance de référé de Tarascon : la fameuse construction doit être démolie dans un délai de 30 jours, sous peine d’une astreinte salée de 300 € par jour.

L’Association de défense de l’environnement rural (ADER) et le maire de Tarascon sont montés au créneau, dénonçant à la fois la gravité des dommages causés au site protégé (coupes d’arbres, défrichement, mouvements de terrain…) et la fameuse « stratégie du permis provençal » (traduisez : « on construit, on demande après… et on croise les doigts devant le juge »). Ici, pas de défilé : la règle est stricte.

Entre coup de cœur et coup de théâtre : un équilibre à trouver

L’histoire d’Inès de la Fressange et de sa maison provençale est à l’image de la région : pleine de contrastes et de passion, mais pas sans limites légales. Sa demeure, repensée avec soin, incarne plus que jamais un art de vivre chic mais décontracté, tout en rappelant que la beauté d’un paysage vaut parfois mieux que tous les aménagements. Avis à tous les amoureux de Provence (et des permis de construire) : avant de crier « J’achète ! », un petit tour en mairie peut éviter bien des déconvenues…

Amoureux des routes de campagne et des villages oubliés, je parcours la France à la recherche de ces lieux qui racontent une histoire. Entre deux escapades, j’aime transformer mon intérieur avec les trouvailles et inspirations glanées au fil de mes voyages. Sur Chemin des Anges, je partage mes coups de cœur et mes découvertes pour vous donner envie de partir et d’embellir votre chez-vous.

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