Cap Ferret : quand Pascal Obispo s’efface, c’est pour mieux savourer l’instant et titiller la curiosité de ses fans… Tout a commencé dans les années 70, certains diront « à la bonne franquette », entre rires d’enfants, sable chaud et souvenirs de radio-crochet. Aujourd’hui, l’artiste s’apprête à y préserver sa retraite dans une discrétion presque énigmatique. Plongée au cœur de ce havre d’inspiration et de nostalgie.
Un attachement viscéral au Cap Ferret
Il y a des lieux qui s’impriment dans une vie comme un refrain indélébile. Pour Pascal Obispo, ce refuge, c’est bien le Cap Ferret. Loin du tumulte parisien et des projecteurs, le chanteur retrouve, depuis plus de cinquante ans, ce qui fait le sel de son existence : la lumière, l’odeur, le souvenir. Fidélité rare qui dit tout de la place que tient cette maison du bassin d’Arcachon dans sa vie, tour à tour atelier, refuge et théâtre de mille aventures.
L’histoire d’amour entre Obispo et ce petit bout d’Atlantique remonte aux années 70, du côté du Petit-Piquey. Premier plongeon, premiers radio-crochets au Club Mickey où il reprend du Claude François devant une assistance, on l’imagine, conquise. « C’est ici que j’ai appris à nager et que j’ai fait mes premiers radio-crochets, au Club Mickey. Mon oncle et ma tante possédaient une maison au Petit-Piquey. J’y retrouvais mes cousins, » confie-t-il au Journal du Dimanche. L’attachement, manifestement, n’a jamais pris une ride. Preuve en est : c’est à l’église Notre-Dame-des-Flots du Cap-Ferret qu’il épouse en 2015 le mannequin Julie Hantson. On fait difficilement plus fidèle.
Il n’hésite pas à le dire avec ce brin de nostalgie douce : « Mon âme d’enfant a 15 ans, quand j’ai découvert le Rock ! Avant cet âge, c’était un peu compliqué, mais la musique m’a sauvé la vie. Et depuis, j’ai toujours 15-16 ans. Éternellement. » À 60 ans, il avoue y être « porté » par un sentiment presque magique, savourant un retrait du monde qui n’a rien de la solitude déprimante. « Quand je compose là-bas, avec mon petit piano, ça me porte. Je vis un peu en autarcie certes, mais j’entends toujours les petits rires des mômes », confiait-il à Gala.
Quand la colonie de vacances devient cocon d’artiste
En 2004, changement de décor… mais pas d’esprit. Pascal Obispo rachète un ancien centre de vacances à l’abandon, paumé sur un terrain de 1,4 hectare face à la majestueuse dune du Pilat. « C’était à l’abandon. Seuls demeuraient quelques Algeco avec de l’amiante et ces petits éviers, dont je n’ai pas pu me séparer. Sur les murs de ma maison, j’ai fixé également les écussons en plâtre de la mutuelle des enfants du spectacle. Malheureusement, je ne suis pas organisateur de colonies de vacances ! », lance-t-il, amusé, prouvant qu’il n’a rien perdu de son humour.
La bâtisse, transformée à sa façon, n’a rien perdu de son âme d’antan. Il a bien ajouté quelques touches plus contemporaines :
- Une piscine pour les plongeons (musique en option)
- Un terrain de tennis pour s’aérer (et pourquoi pas composer entre deux échanges ?)
- Un studio d’enregistrement où les notes s’échappent au gré du vent
Et bien sûr, le plus important pour lui, cet endroit « rempli d’âme d’enfant » qui le ressource et nourrit son art.
Quant à ses voisins, le Cap Ferret est un repaire de visages connus. Calogero, Guillaume Canet ou Laura Smet, tous partagent ce même besoin d’authenticité loin des feux de la rampe. Mais Obispo, lui, revendique avant tout dans cette villégiature « des amitiés loin du métier ».
Entre inspiration, convivialité et plaisirs locaux
Travail et plaisir ne sont pas incompatibles au Cap Ferret, surtout avec « les embruns, l’air des pins et des mimosas », conditions idéales pour l’artiste qui confie : « J’aime de plus en plus travailler ici. J’y ai composé une grande partie de mon dernier projet. » Entre deux séminaires d’auteurs dans sa maison-atelier, il pose ses valises rarement bien loin ; chaque escapade locale devient un rituel.
Ses repères ? Ils sentent bon la douceur de vivre :
- L’Escale, cette petite terrasse charmante idéale pour dîner au bord du sable
- Le Sail Fish, soigneusement caché dans les dunes, pour une pause discrète
- Le Wharf, au port de la Vigne – « un bar tenu par mon pote Greg, où on se retrouve tous pour la soirée »
- Chez Hortense, restaurant de poissons à Lège, pour savourer avec bonheur « les meilleures moules au monde avec une sauce dont le secret de fabrication n’a jamais été percé ! » (avis aux aventuriers gourmands…)
Chaque coin du Cap Ferret lui inspire un sourire complice et, qui sait, peut-être les refrains de demain.
Conclusion : Un retrait qui intrigue et inspire
Pascal Obispo, en s’offrant une retraite discrète loin de la scène, donne à ses fans une nouvelle raison de rêver et d’interroger le mystère d’un artiste résolument attaché à ses racines. Entre souvenirs d’enfance et scènes de la vie quotidienne, c’est peut-être là, loin des feux de la rampe, que la magie continue d’opérer. Le plus difficile, au fond, restera sûrement pour ses admirateurs de percer, comme la fameuse recette des moules d’Hortense, le secret de son inaltérable inspiration…

Amoureux des routes de campagne et des villages oubliés, je parcours la France à la recherche de ces lieux qui racontent une histoire. Entre deux escapades, j’aime transformer mon intérieur avec les trouvailles et inspirations glanées au fil de mes voyages. Sur Chemin des Anges, je partage mes coups de cœur et mes découvertes pour vous donner envie de partir et d’embellir votre chez-vous.






